Opposition
Mathias Dzon s’indigne de la misère du peuple, appelle au dialogue et menace de…
C’est par une longue déclaration de six pages, publiée le lundi 5 octobre 2026 dans les réseaux sociaux, que Mathias Dzon (79 ans) exprime son indignation face à la situation sociale des populations plongées selon lui dans une «grande misère», l’insensibilité des pouvoirs publics dont les tenants «se vautrent dans une opulence scandaleuse et un luxe insolent». Ancien ministre en charge des finances pendant la Transition flexible (1997-2002), président de l’A.r.d (Alliance pour la république et la démocratie), plateforme réunissant des partis de l’opposition extraparlementaire, ancien directeur national de la B.e.a.c (Banque des Etats de l’Afrique centrale), et candidat malheureux à l’élection présidentielle de 2009, il appelle à «la bienveillance de son excellence, Monsieur le Président de la République», en l’invitant «à bien vouloir convoquer dans l’urgence, un véritable dialogue politique national», «pour définir ensemble, des mesures fortes et appropriées, en vue de sortir de façon pacifique, notre chère patrie de la crise multidimensionnelle gravissime qui le plombe aujourd’hui». S’il n’est pas entendu, il menace de porter plainte «contre x, pour génocide des populations congolaises».
Après la publication, sous forme d’ouvrage, en août dernier des «actes sur le vrai bilan des 42 ans de pouvoir sans partage de l’Etat/P.c.t», Mathias Dzon est de nouveau monté au créneau pour s’indigner de la misère qui ronge les populations congolaises compte tenu de la crise économique dans laquelle le pays est plongé, et se scandaliser face à l’opulence de ceux qui sont à la direction des affaires publiques. Pour cela, il appelle à la tenue d’un dialogue national et au rapatriement «sans délai, au Congo et au profit du Trésor public, des 14 mille milliards de francs Cfa des excédents budgétaires engrangés de 2003 à 2014 et dédiés aux générations futures».
Mathias Dzon démarre sa déclaration en exprimant son indignation devant la vie éprouvante que mènent les Congolais. «Les populations sont en colère contre les pénuries chroniques d’eau potable, d’électricité, de carburant et de gaz domestique, l’explosion exponentielle de la morbidité et de la mortalité sur l’ensemble du territoire national, le chômage endémique en général, le chômage des jeunes en particulier, la flambée des prix des denrées alimentaires de première nécessité, la baisse drastique de leur pouvoir d’achat et par-dessus tout, la pauvreté extrême dans laquelle elles sont plongées», constate-t-il.

L’opposant est indigné devant l’accumulation des arriérés de salaires dans les structures publiques (santé, enseignement, municipalité, etc), des pensions de retraite et des bourses des étudiants. «Au total, sur l’ensemble du territoire national, les populations congolaises connaissent une situation sociale extrêmement difficile. Le peuple est exsangue, c’est-à-dire, en piteux état. Les retraités de la C.r.f meurent de misère par milliers. Ceux d’entre eux qui sont des locataires sont confrontés à de grandes difficultés de paiement des loyers et exposés à des expulsions intempestives. De façon étonnante et incompréhensible, les tenants du pouvoir continuent de prétendre que le Congo va bien et qu’il est en train d’accélérer sa marche vers le développement. Toute honte bue, ils s’emploient à faire croire que le bilan de leur gestion du pays est globalement positif. Assis sur ce mensonge, ils restent insensibles et inactifs face à la détresse sociale des populations. La galère extrême dans laquelle ils ont plongé les Congolais est le cadet de leurs soucis», écrit-il.
Il est scandalisé de voir que ceux qui dirigent s’enrichissent à outrance. «Pendant que les populations broient du noir, les tenants du pouvoir se construisent des fortunes colossales et se vautrent dans une opulence scandaleuse et un luxe insolent. Ils passent leur temps dans des jouissances mondaines, des mariages et anniversaires princiers, des vacances paradisiaques dans des pays développés. Il y a une fracture sociale abyssale entre d’un côté, les nouveaux riches, constitués par les tenants du pouvoir, et de l’autre, les populations congolaises, totalement abandonnées à leur triste sort», dit-il.
Face à cela, quelle solution?
Tout d’abord, «en sa qualité de parti humaniste, l’A.r.d condamne avec la plus grande fermeté, les graves violations, par l’Etat/P.c.t, des droits économiques, sociaux et culturels des populations congolaises, ainsi que les traitements inhumains, dégradants et cruels dont elles sont victimes de la part du pouvoir de Brazzaville. Pour l’A.r.d, l’objectif fondamental de tout Etat responsable est de protéger ses citoyens contre les aléas de la vie (le besoin physique, la maladie, l’ignorance, l’oisiveté, les accidents de travail, la vieillesse, la misère, la pauvreté) qui mettent en péril leurs capacités de subsistance». Ensuite, «pour faire face à la situation d’urgence sociale actuelle, l’A.r.d propose quatre axes d’actions concrètes à promouvoir sans délai:










