On le sait, les mythes construisent et déconstruisent nos conformités. On sait aussi qu’après une échéance politique stratégique, des nouveaux algorithmes de gestion de la Cité se mettent en place. Mais, se manifestent également des ambitions, des prétentions et des envies; des calculs qui sont loin de la gestion des besoins élémentaires des éphémères.
Le management transformationnel de la Cité doit discriminer entre Prométhée et Sisyphe. Prométhée, c’est le progrès; c’est le révolutionnaire éclairé. Il ne se révolte pas pour lui, ni pour une utopie. Sa révolution, c’est «la capacité humaine à rompre avec le passé, pour fonder un monde nouveau». Dans la perspective de la gestion économique et sociale des Nations en développement, il faut «un révolté altruiste». Pour ces Nations, «le feu prométhéen est le transfert de technologie, l’accès à l’énergie et la numérisation». Il leur faut, en conséquence, des leaders prométhéens.
Sisyphe, lui, ne s’occupe que de son propre intérêt. Il est malicieux, insouciant sort de la collectivité. Or, on ne peut être heureux tout seul. En outre, une société qui est soumise à un éternel recommencement, à l’image du rocher de Sisyphe qui est la dette, par exemple, ne peut prétendre assurer le bien-être de ses éphémères. Répéter les mêmes pratiques de mégestion de la chose publique, de corruption, de vol et de concussion, dénoncer ces pratiques quotidiennement, sans pourtant sanctionner les auteurs, ni réévaluer les compétences, ne créent pas une société fraternelle. Seul le réarmement moral permet au feu prométhéen de bruler les miasmes d’une société sans rivages éthiques.

Prométhée

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