Fondation Horizon
Projection du film «Jeunes 242. Une génération, un combat», de
Katia Mounthault Tatu
Le film documentaire «Jeune 242. Une génération, un combat», de Katia Mounthault Tatu, présidente de la Fondation Horizon, a été projeté en avant-première, samedi 13 décembre 2025, au Mémorial Pierre Savorgnan, à Brazzaville et ensuite le dimanche 14 à Pointe-Noire. Réalisé par Dan Scott, le talentueux réalisateur congolais, ce film documentaire d’une durée d’une heure met en lumière des jeunes Congolais engagés dans l’agriculture, l’artisanat, la gastronomie et l’entrepreneuriat, avec pour objectif de promouvoir l’initiative locale, valoriser les talents nationaux et dissuader l’exil périlleux vers un hypothétique eldorado à l’étranger, en démontrant qu’il est possible de réussir et de s’épanouir au Congo. Bref, un documentaire qui montre aux jeunes comment construire leur avenir au plan local.
La projection du film documentaire «Jeune 242» au Mémorial Pierre Savorgnan De Brazza s’est déroulée sous le haut patronage du Premier ministre chef du gouvernement, Anatole Collinet Makosso, en présence d’Irène Marie Cécile Mboukou Kimbatsa, ministre des affaires sociale, de la solidarité et de l’action humanitaire, représentant sa collègue Marie-France Lydie Hélène Pongault, ministre de l’industrie culturelle, touristique, artistique et des loisirs, le ministre Emile Ouosso, des diplomates et de plusieurs invités. Tourné dans plusieurs villes du Congo et de l’étranger (Pointe-Noire, Brazzaville, Dolisie, Paris, Dakar et Shanghai), «Jeune 242» s’inscrit dans une dynamique de valorisation de la jeunesse congolaise, pensée non comme un fardeau social, mais comme un moteur stratégique de développement national.


A travers une narration documentaire sensible et rigoureuse, le réalisateur Dan Scott donne à voir des trajectoires de jeunes femmes et de jeunes gens qui, malgré les contraintes économiques et sociales, choisissent de créer, d’innover au Congo, pour construire leur avenir. Porté par la Fondation Horizon, le film s’attache à déconstruire un imaginaire dominant, souvent associé à la jeunesse africaine: celui de la résignation au plan local et du rêve de l’eldorado à l’étranger.
Les protagonistes de «Jeune 242» incarnent au contraire une génération consciente de ces défis et résolument tournée vers l’action. Agriculteurs, menuisiers, chefs cuisiniers, entrepreneurs ou acteurs de l’économie informelle témoignent de la possibilité de réussir localement, par le travail, la créativité et l’engagement. Pour Katia Mounthault Tatu, présidente de la Fondation Horizon et initiatrice du projet, le message est clair: «Notre jeunesse n’est pas un problème à gérer, mais une force à accompagner». Cette conviction traverse l’ensemble du documentaire, qui se veut à la fois comme outil de sensibilisation, support pédagogique et instrument de plaidoyer en faveur de politiques publiques plus inclusives en faveur de la jeunesse.
La soirée a également été marquée par un panel d’échanges réunissant de jeunes artistes et entrepreneurs, notamment Fanie Fayar, Paterne Maestro, Sonia Jaquet et Jenny Mouandzi. Ils ont édifié les jeunes sur les réalités de l’entrepreneuriat au Congo, insistant sur la diversité des opportunités existantes et sur la nécessité de structurer les initiatives, de se former et de s’organiser collectivement.

Par son approche transnationale, le film rappelle que la mobilité peut être une richesse, à condition qu’elle s’inscrive dans une logique d’apprentissage et de retour au pays, et non dans celle de la fuite définitive. En filigrane, «Jeune 242» interroge le dilemme «rester ou partir» et propose une troisième voie: partir pour se former, revenir pour construire. En raison de son caractère pédagogique, ce film documentaire doit être projeté dans les collèges et les lycées.
Joseph MWISSI NKIENI








