O.c.d.h (Observatoire congolais des droits de l’homme)

Contribuer à l’amélioration des
processus clés de gestion durable des forêts

L’O.c.d.h (Observatoire congolais des droits de l’homme), en partenariat avec la R.p.d.h (Rencontre pour la paix et les droits de l’homme), a organisé, mardi 30 juin 2026, à l’Hôtel Saint-François de Paule, à Brazzaville, un atelier sur «les processus liés aux forêts». L’objectif étant de contribuer à l’amélioration des processus clés de gestion durable des forêts.

Ouvert par Mme Laurence Wete Soh, facilitatrice du Projet F.g.m.c (gouvernance forestière, marché et climat), représentant la ministre de l’économie forestière, en présence entre autres, de Nina Cynthia Kiyindou-Yombo, directrice exécutive de l’O.c.d.h, Aubain Djondo Kendé, directeur du mécanisme de consultation et de coopération à la Direction générale de la promotion des peuples autochtones au Ministère de la justice, Alain Charles Bita, chef de service de la gestion forestière, représentant le directeur général l’économie forestière, ainsi que des représentants des organisations de la société civile impliquées dans les questions forestières, l’atelier a permis:
– d’exprimer les préoccupations majeures de la société civile sur les processus forestiers en cours, notamment les A.p.v/F.l.e.g.t (Accord de partenariat volontaire) qui lie l’Union européenne et les pays exportateurs de bois, la Flegt (Application des réglementations forestières, gouvernance et échanges commerciaux), le B.m.r.c (ou la Coalition pour une reconnaissance élargie des marchés) et le partenariat forestier;
– partager les informations sur les nouveaux développements liés à ces processus;
– et renforcer les engagements des parties prenantes clés, pour une meilleure gouvernance forestière.
Mme Laurence Wete Soh (à gauche), Aubain Djondo Kendé et Mme Nina Cynthia Kiyindou-Yombo
Pendant l’atelier sur la gouvernance forestière
Après le mot de bienvenue présenté par Nina Cynthia Kiyindou-Yombo, qui a rappelé l’objectif de l’atelier, il y a eu l’allocution d’ouverture de Mme Laurence Wete Soh. Pour elle, cet atelier s’est inscrit dans le cadre «des processus qui ont un impact, une contribution importante pour la gestion durable des forêts, l’amélioration durable de la gouvernance forestière et ses impacts sur la qualité du climat, l’augmentation des revenus de l’Etat et, partant, l’amélioration des conditions d’existence des communautés locales et des peuples autochtones. La société civile joue un rôle important de ces différents enjeux».
Mme Laurence Wete Soh a, par ailleurs, salué le rôle joué par la société civile en matière de gouvernance forestière, aux côtés du gouvernement. «C’est en raison de ce rôle que les partenaires techniques et financiers, les bailleurs soutiennent l’engagement de la société civile auprès du gouvernement, dans la réalisation de ses missions de gestion durable des ressources naturelles, de manière générale, et d’amélioration de la gouvernance forestière, des droits des peuples dépendant, en particulier», a-t-elle déclaré.
La facilitatrice du Projet F.g.m.c a, ensuite, encouragé la société civile «à dépasser les oppositions et les conflits internes qui conduisent à une certaine fragmentation des différentes plateformes de la société civile. Ceci, afin d’optimiser leur participation aux processus qui présentent un intérêt pour les forêts, les communautés locales et les peuples autochtones qui en dépendent». Son «vœu le plus cher est qu’il y ait plus d’inclusivité au sein de la société civile, un meilleur sentiment d’appartenance de toutes les organisations et un engagement des groupes communautaires pour plus d’impact dans les reformes qui sont en cours».
Hervé EKIRONO

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