Trois pasteurs étaient face à la presse, notamment le Dr Kévin Damas Ngampio, ancien membre de l’administration mondiale de l’Église Kimbanguiste, Antoine Kassambe, coordonnateur national de l’Église Kimbanguiste «Bana 26», ainsi que Gabriel Patrick Ndion, secrétaire national permanent de cette même frange en France.
Placée sous le thème, «Paix, unité et réconciliation pour une église kimbanguiste forte et réunifiée», la conférence de presse, qui s’est déroulée en plein air, en présence des responsables et de nombreux chrétiens de cette mouvance kimbanguiste, a démarré par la prière et les chants liturgiques. Face à la presse, les conférenciers ont donné leur version des faits. Selon eux, le conflit qui déchire les héritiers de Simon Kimbangu remonte à la disparition, en août 2001, du chef spirituel Salomon Dialungana Kiangani.
Les vingt-six petits-fils directs de Simon Kimbangu avaient conclu un accord de gestion collégiale de l’Eglise. Ils avaient alors désigné Simon Kimbangu Kiangani comme chef spirituel et représentant légal, assisté, comme adjoints, des vingt-cinq autres petits-fils issus des différentes branches de la descendance du prophète. Mais, une année après, une assemblée générale extraordinaire tenue à Nkamba, a pris des résolutions qui ont profondément modifié l’équilibre de la direction de l’Eglise, provoquant les divisions actuelles.
Les «Bana 26» se sont adressés particulièrement à la frange dite «3 égalent 1», siégeant au Plateau des 15 ans et dirigé par l’expert-comptable Brice Voltaire Etou-Obami. Cette frange s’est illustrée par des poursuites juridiques à leur encontre, pour tenter de leur interdire d’utiliser les symboles visuels de l’Eglise Kimbanguiste. Ces procédures judiciaires menées par leurs propres frères sont, selon eux, inopportunes et s’écartent des valeurs de paix, de pardon, de concorde, de dialogue et de tolérance portée par leur église. Pour eux, la réunification ne peut pas s’obtenir par les contraintes administratives ni judiciaires. Il faut le pardon et la réconciliation. Le linge sale doit être lavé en famille, loin des tumultes et dans l’esprit de ce qui les unit, ont-ils soutenu.
Le frange «Bana 26» invite, par ailleurs, l’ensemble de la communauté kimbanguiste et principalement leurs protagonistes à observer les valeurs de dialogue, à prôner la réconciliation et à mettre l’Eglise Kimbanguiste au-dessus de toute considération personnelle. Aussi, sollicitent-ils l’apport des pouvoirs publics, notamment du Président de la République, pour accompagner le processus de réconciliation et de pacification de l’Eglise Kimbanguiste, en vue de sa réunification. Les conférenciers ont enfin déploré l’absence de certains médias pourtant invités à couvrir la conférence de presse mais qui ne se sont pas présentés. Et comme à l’ouverture, celle-ci s’est terminée par la prière et les chants liturgiques.
Urbain NZABANI









