Ministère de l’agriculture et de l’élevage
La surveillance numérique, pour lutter
contre les organismes nuisibles aux plantes
Une quarantaine de cadres et agents du Ministère de l’agriculture et de l’élevage a suivi, du 1er au 3 juillet 2026, un atelier de formation sur la surveillance numérique des organismes nuisibles aux plantes. Ouverts par le prof Pascal Robin Ongoka, directeur de cabinet du ministre de l’agriculture et de l’élevage, en présence de Thechel Ekoungoulou, chargé de programme à la Représentation de la F.a.o, et de Descartes Koumba, secrétaire général de la C.i.p.v (Convention internationale pour la protection des végétaux), les travaux de cet atelier se sont tenus à la Représentation de la Fao à Brazzaville.
L’atelier sur la surveillance numérique des organismes nuisibles aux plantes a permis aux services phytosanitaires de renforcer la sécurité alimentaire et la résilience phytosanitaire nationale, d’autant plus qu’à l’échelle mondiale, les organismes nuisibles détruisent jusqu’à 40% des productions agricoles chaque année, causant des pertes économiques estimées à près de 220 milliards de dollars américains. «En Afrique, les pertes liées aux organismes nuisibles sont estimées entre 30 et 60%, avec un coût annuel d’environ 65 milliards de dollars américains. Ces chiffres illustrent l’importance d’investir dans des systèmes phytosanitaires modernes, performants et résilients. C’est dans cette dynamique qu’a été lancé le Programme phytosanitaire africain, une initiative conjointe de la C.i.p.v, de la F.a.o et de l’Union africaine», a souligné Thechel Ekoungoulou, au nom de la représentante de cette agence onusienne au Congo.

Pour la F.a.o, la santé des végétaux constitue, donc, l’un des fondements de la sécurité alimentaire, de la protection de l’environnement et du développement économique, bien que les organismes nuisibles continuent de représenter une menace dure. Cet atelier représente une étape-clé dans la mise en œuvre du Programme phytosanitaire africain.
Ouvrant les travaux, le prof Pascal R. Ongoka a précisé que la santé des végétaux constitue, aujourd’hui, un enjeu majeur pour la sécurité alimentaire, la préservation de la biodiversité, la compétitivité de pertes agricoles et le développement durables. Face aux crises croissantes, il est indispensable de disposer de systèmes de surveillance performante.











