Handball
La crise qui couvait a fini par éclater
au grand jour !
Rien ne va plus au handball congolais. Il a suffi de la sortie du ministre en charge des sports, Hugues Ngouélondélé, avec ses propos tenus contre «un groupe de rebelles», et la réaction des dirigeants des clubs réunis au sein de l’Association Dynamique pour le réveil du handball congolais, se sentant indexés comme rebelles, pour que le feu soit mis aux poudres. Pour le sport congolais, c’est un grand recul. Au Congo, on ne joue plus au ballon, on se querelle. Et quand viennent les compétitions internationales, on va chercher les joueurs dans la diaspora. C’est le moins qu’on puisse dire de la vie du sport congolais. Que s’est-il passé?
Le ministre Hugues Ngouélondélé avait appelé, à une séance de travail, mardi 21 juillet 2026, à son cabinet, à Brazzaville, les membres du Bureau exécutif de la Fécohand (Fédéral congolaise de handball), ceux du Comité de médiation mis en place le 27 avril dernier et dirigé par André Blaise Bollé, et les dirigeants des clubs de handball, dont ceux des 25 clubs sanctionnés par la fédération. Il s’avère que ceux-ci ne se sont pas présentés. Dans leur réaction, ils ont fait savoir qu’ils n’avaient jamais reçu d’invitation à cette séance de travail. Pour le ministre Ngouélondélé, leur absence est un manque de respect à l’autorité qu’il représente.


Voilà pourquoi dans son allocution, il a rappelé les circonstances qui ont conduit à l’élection du Bureau exécutif actuel de la Fécohand, dirigé par Linda Ambroisine Noumazalayi Ebendzé. L’élection était supervisée par un représentant de la Fédération Internationale de Handball et en présence des délégués du Ministère en charge des sports et du C.n.o.s.c (Comité national olympique et sportif congolais). Raison pour laquelle il ne comprend pas «l’émergence d’une fronde interne, dénuée de tout fondement statutaire et dont l’unique effet est de troubler le climat au sein de la famille du handball congolais». «Le ministre a ensuite posé un principe fondamental: l’ensemble des infrastructures sportives du Congo relèvent du domaine public de l’Etat. En conséquence, l’Etat, garant du respect de la loi, entend faire valoir son autorité par le truchement du Ministère des sports. «Nul n’est au-dessus de la loi», a-t-il martelé.

Les dirigeants des clubs réunis au sein de la Dynamique pour le réveil du handball congolais ont réagi aux propos du ministre des sports, en tenant un point de presse, mercredi 22 juillet, au Quartier Diata, à Brazzaville. Ils ont publié une longue déclaration lue par Djibril Mouyoki, président de la section handball de l’Inter-club. Dans cette déclaration, ils ont précisé qu’ils n’ont jamais reçu de courrier officiel les invitant à prendre part à une séance de travail avec le ministre des sports. Ils ont apporté des éclaircissements sur ce qu’ils considèrent comme la véritable origine de la crise qui divise actuellement les acteurs du handball congolais. Sans éluder les difficultés qui persistent au sein de la discipline sportive, ils souhaitent replacer le débat au centre des préoccupations des athlètes et des clubs. Pour eux, la situation actuelle ne devrait pas davantage fragiliser une discipline sportive qui a besoin de stabilité pour poursuivre son développement.

Dans la salle, la mobilisation des acteurs du handball témoignait de la gravité de la crise. Plus de 400 athlètes et supporters issus de différents clubs étaient présents. Certains, arborant le drapeau national, n’ont qu’un rêve: voir le handball congolais retrouver sa sérénité et renouer avec les performances sportives qui ont marqué son histoire. Luze Ernest BAKALA
Reportage de Télé-Congo sur la rencontre avec le ministre des sports
Les mises en garde en garde du ministre des sports
Déclaration de la Dynamique, première partie
Déclaration de la Dynamique, deuxième partie









