Ultra-trail running M’Foa-Ndjindji

Flavien Diabakana s’impose comme
l’un des hommes forts de la première édition

Lancée le dimanche 23 août 2026, depuis l’Allée piétonne Charles Ebina, à côté de l’Hôtel Saphir, au centre-ville de Brazzaville, l’Ultra-trail running M’Foa-Ndjindji, organisé par l’Association muti-sports Lion d’or, a atteint, jeudi 27 août, sa quatrième étape, Mindouli/Madingou, un parcours de 105 km. Mais, la course, qui fait un total de 582 kilomètres en sept étapes pendant 9 jours, entre Brazzaville et Pointe-Noire, a enregistré beaucoup d’abandons. Si au départ, ils étaient une cinquantaine de participants, ils sont moins d’une quinzaine, restés en lice. Parmi les coureurs, Flavien Diabakana s’impose comme l’un des hommes forts de la première édition de l’Ultra-trail running M’Foa-Ndjindji.

A la première étape, un parcours de plus de 70 kilomètres, disputé le dimanche 23 août, de Brazzaville à Boulankio, dans le Département du Djoué-Léfini, 25 participants ont réussi à se distinguer et à décrocher leur qualification pour la suite de la compétition. Le lendemain, à la deuxième étape, longue de 70 kilomètres aussi, seuls 16 coureurs sont parvenus à franchir la ligne d’arrivée à Ngatoko, toujours dans le Département du Djoué-Léfini. Sans véritable temps mort, ces derniers ont enchaîné, dès le jour suivant, avec une troisième étape de 60 km jusqu’à Mindouli, un district du Département du Pool, confirmant le caractère particulièrement exigeant de cette épreuve de fond.
Ultra-trail running M’Foa-Ndjindji, la une
Parmi les coureurs qui se distinguent depuis le début de l’épreuve, Flavien Diabakana s’impose comme l’un des hommes forts de cette première édition. Sa régularité lui permet de conserver, jusqu’à présent, la tête de la course. Deuxième à l’issue de la première étape, puis premier lors de la deuxième, avant de signer une nouvelle performance de premier plan à l’étape suivante, Diabakana confirme, étape après étape, sa capacité à tenir la distance et à s’adapter aux exigences du parcours. Sa constance constitue, à ce stade de la compétition, l’un des principaux faits marquants de l’Ultra-trail running M’Foa-Ndjindji.
Mais, la course ne se résume pas à un seul nom. Plusieurs autres athlètes ont également marqué les différentes étapes par leurs performances. Maël Smith Okoueké, vainqueur de la première étape, avait notamment impressionné dès le départ avant d’être disqualifié lors de la deuxième journée. Jean Kani, deuxième à l’arrivée de la deuxième étape, et Christophe Mobonda, deuxième lors de la troisième, ont eux aussi démontré leur potentiel. Derrière eux, Brice Matoko, Christopher Milandou, Guelor Vedze Botonga, Charlemagne Samba, Nazaire Osselaka, Odril Moungondo et d’autres coureurs nourrissent la compétition d’une belle intensité.
José Cyr Ebina pendant le planting d’arbres
Parmi les participants figure également José Cyr Ebina, initiateur de l’événement. En prenant part lui-même à la course, le fondateur de l’Ultra-trail running M’Foa-Ndjindji ne se contente pas de porter le projet, il accepte aussi de se confronter aux mêmes exigences que les concurrents. Une manière de joindre l’exemple au discours et de témoigner, par l’effort, de l’engagement qui sous-tend cette initiative.
Le planting d’arbre à Madingou, par les coureurs
À Madingou, dans le Département de la Bouenza, c’était l’étape de la dimension écologique de la course. Avant le départ de la cinquième étape, les athlètes ont troqué, le temps d’une activité, les chaussures de course contre les outils de plantation. Le jeudi 27 août, à l’initiative de José Cyr Ebina, une séance de planting d’arbres a réuni les participants autour d’un engagement résumé par le slogan: «Courir pour nos forêts, agir pour notre avenir». Cette activité entend associer l’effort physique, la jeunesse et la préservation de l’environnement.
Il ne reste plus que moins de la moitié des coureurs en lice, en raison des abandons
Plusieurs essences fruitières ont ainsi été plantées, notamment des avocatiers, des orangers et des safoutiers. «Ces arbres dont la portée dépasse le simple geste symbolique, représentent à la fois une promesse pour les générations futures, une contribution à la préservation du couvert végétal et une invitation à renouer avec la terre», a déclaré José Cyr Ebina. Cette démarche s’inscrit, selon lui, dans une vision plus large qui accorde une place importante à l’agriculture, à la valorisation des ressources naturelles. «Lorsque le Chef de l’État, Son Excellence Denis Sassou-Nguesso, a lancé ce modèle, c’est exactement ce que nous nous sommes engagés à faire. Moi je fais ma part. Le Chef de l’État a demandé que nous plantions, que nous retournions vers l’agriculture et que nous mobilisions nos ressources naturelles et nos ressources internes. C’est ce que nous faisons». Céleste Exaucé SINDOUSSOULOU (Depuis Loudima. Contact : (+242) 06 641 56 96)

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