Social
Après le C.h.u-B et les hôpitaux généraux, l’Université Marien Ngouabi touchée
par la grève
Après le C.h.u-B (Centre hospitalier universitaire de Brazzaville) et les hôpitaux généraux de Brazzaville, Pointe-Noire, Dolisie, Oyo et Owando, l’Université Marien est touchée par une grève générale et illimitée de son personnel enseignant et non-enseignant. Cette grève a été déclenchée à compter du jeudi 3 septembre 2026, par le Collège intersyndical regroupant trois syndicats. «Toutes les activités académiques et celles relatives aux concours d’entrée dans les établissements de l’Université Marien Ngouabi sont suspendues, à l’exception des soutenances des thèses de doctorat unique», précise leur déclaration.
Le Synasup (Syndicat national de l’enseignement supérieur), le Synau (Syndicat national des agents de l’Université) et le Sypenes (Syndicat national du personnel non-enseignant du supérieur) indiquent, dans leur déclaration publiée le 1er septembre 2026, que la grève générale et illimitée déclenchée à l’Université Marien Ngouabi à compter du 3 septembre, «ne pourra être levée que lorsque les points suivants trouveront totale satisfaction:
– le paiement de tous les salaires dus aux travailleurs de l’Université Marien Ngouabi;
– le paiement de toutes les heures supplémentaires dues depuis 2018 aux travailleurs de l’Université Marien Ngouabi;
– la signature d’un nouveau protocole d’accord, gage d’une paix sociale à l’Université Marien Ngouabi».
Alors que le gouvernement oppose, jusque-là, un silence indifférent aux syndicats qui ont débrayé dans le secteur de la santé, on se demande ce qu’il en sera devant le cahier de charges des enseignants de l’Université Marien Ngouabi. Les syndicalistes ont du reste constaté, eux-mêmes, que le gouvernement ne bouge plus devant les menaces de grève. «Le Collège intersyndical a suivi avec attention le compte-rendu fait par sa coordination et s’indigne de l’indifférence totale du gouvernement face aux problèmes qui se posent aux travailleurs de l’Université Marien Ngouabi, au moment de la rentrée scolaire et universitaire», ont-il fait savoir dans leur déclaration. Pour l’instant effectivement, c’est silence radio côté pouvoirs publics! Urbain NZABANI











