Baccalauréat général 2026
Le gouvernement appelle à une revalorisation des filières scientifiques
La session 2026 du baccalauréat général se tient du mardi 2 au vendredi 5 juin 2026, avec 101.856 candidats répartis dans 310 centres à travers le pays. Le coup d’envoi officiel en a été donné au Lycée Chaminade, à Brazzaville, la capitale, par Jean-Luc Mouthou, ministre de l’enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’alphabétisation. Si la Série D concentre à elle seule plus de la moitié des inscrits (58,43%), suivie de la Série A (38,54%), la Série C ne rassemble que 3,12% des candidats. Un déséquilibre qui a retenu l’attention de Jean-Luc Mouthou et celle de son collègue Rigobert Maboundou, ministre de la recherche scientifique et de l’innovation technologique, venu souligner l’urgence de renforcer l’orientation des jeunes vers les filières scientifiques.
Du point de l’organisation, la session de juin 2026 du baccalauréat général a connu un lancement sans anicroche. L’ouverture de la malle renfermant les sujets au Lycée Chaminade et leur distribution aux candidats s’est déroulé en présence de plusieurs personnalités, parmi lesquelles Gilbert Mouanda-Mouanda, préfet de Brazzaville, Mme Lucie Okemba, administrateure-maire de l’arrondissement 3 Poto-Poto, Mariavittoria Ballotta, représentante de l’Unicef, etc.

La délégation ministérielle a poursuivi sa tournée dans d’autres centres d’examen, notamment à l’Ecole primaire Immaculée-Conception, à Ouenzé, et au Complexe scolaire de la Liberté, à Talangaï, où elle a été accueillie par Privat Frédéric Ndeké, administrateur-maire de l’arrondissement 6 Talangaï. Au terme de cette tournée, le ministre Jean-Luc Mouthou s’est réjoui du démarrage simultané des épreuves du baccalauréat général et du baccalauréat technique. Il a également salué la forte présence des jeunes filles, qui représentent près de 55% des candidats inscrits cette année. Cependant, il a déploré le déséquilibre persistant dans la répartition des effectifs selon les séries. Une situation qu’il juge préoccupante au regard des besoins futurs du pays en compétences scientifiques et technologiques. «Des efforts restent donc à fournir, afin de rééquilibrer cette situation et d’encourager davantage d’apprenants à s’orienter vers les filières scientifiques», a-t-il fait savoir.

Le ministre Maboundou l’a appuyé en ajoutant que l’avenir du Congo ne se construira pas uniquement grâce aux infrastructures ou aux investissements matériels, mais également grâce au savoir, à la recherche et à l’innovation. Il a souligné que les avancées scientifiques constituent le socle de la création d’entreprises innovantes, du développement de logiciels et de la recherche de solutions adaptées aux défis contemporains. «Nous avons besoin d’avoir des élèves dans les filières scientifiques, pour que nous préparions les générations de demain, si nous voulons, nous aussi avoir des élèves qui sont capables de nous produire des drones ou de monter des logiciels», a-t-il déclaré.


Enfin, concernant l’organisation de la session, Jean-Luc Mouthou a confirmé que les informations remontées des différents centres à travers le territoire national sont rassurantes. Les épreuves se déroulent dans de bonnes conditions, y compris dans les centres situés hors du pays, notamment au Cabinda et à Luanda, en Angola. Lorsque le moment sera venu, les résultats seront accessibles aux candidats via la plateforme «Extratrust», développée par le ministère de tutelle, à travers la Direction des systèmes d’information et de communication.
Céleste Exaucé SINDOUSSOULOU
Reportage de Vox Tv









