Santé
De nouveau, une grève générale illimitée dans les hôpitaux publics!
Ainsi donc, l’Intersyndical fédéral Fanasas/Fesystrasas du C.h.u-B (Centre hospitalier et universitaire de Brazzaville) et des sections syndicales des hôpitaux et autres structures de santé de Brazzaville, Pointe-Noire, Dolisie, Oyo et Owando, a mis sa menace de grève à exécution. Il a déclenché, à partir du jeudi 6 août 2026, une grève générale illimitée avec service minimum, sur tout le territoire national. La levée de cette grève est conditionnée par la satisfaction des six exigences soumises au gouvernement, depuis son préavis de grève publié le 29 juillet dernier.
Dans sa déclaration du 5 août 2026, l’Intersyndical fédéral de la santé exige «le paiement de tous les encours, soit les mois d’avril, mai, juin et juillet; le paiement de deux mois d’arriérés de salaire, la concomitance du paiement des salaires des structures sanitaires à budget de transfert avec les fonctionnaires, la signature d’un moratoire tripartite (Ministère des finances et du portefeuille public, Ministère de la santé et de la population et l’Intersyndical fédéral) sur le paiement de tous les arriérés, soit un arriérés tous les deux mois, jusqu’à apurement de la dette, la programmation de la tenue des commissions administratives paritaires, l’application du décret n°2012-63 du 27 février 2012 portant statut particulier des agents de la santé et des affaires sociales, sous-secteur de la santé, dans toute sa rigueur».

Ayant posé ces exigences, l’Intersyndical fédéral a attendu en vain la réaction du gouvernement. Face à «la situation précaire et critique que traversent les agents de la santé, l’Intersyndical fédéral a relancé la grève générale illimitée avec service minimum, ce jeudi 6 août 2026, à 7h, sur tout le territoire national et demande à tous les agents de la santé d’observer scrupuleusement le mot d’ordre de grève».
Il faut espérer que cette fois-ci le gouvernement va bouger, afin de vite arrêter ce mouvement social et que le service hospitalier reprenne normalement à travers le pays. Le secteur de la santé est touché par des remous sociaux depuis des années. Le paiement des salaires et les conditions de travail sont les principales revendications qui en sont la cause. Les conséquences en sont les difficultés d’accès aux soins de santé pour la population et la désorganisation des services. La gouvernance des hôpitaux devrait faire l’objet d’un véritable diagnostic, pour trouver la thérapeutique nécessaire à sortir le secteur national de santé de ce défaut qui lui colle à la peau. Des hôpitaux tout le temps en grève, ça ne fait pas beau pour le pays. Urbain NZABANI. Le préavis de grève









