Réuni le mardi 20 janvier 2026, au Palais du peuple, à Brazzaville, sous la très haute autorité du Président Denis Sassou-Nguesso, le Conseil des ministres a franchi une étape décisive dans la refondation du système éducatif national. Parmi les sept affaires inscrites à l’ordre du jour, il y a eu l’examen et l’adoption du projet de loi fixant l’organisation du système éducatif en République du Congo, présenté par Luc-Joseph Okio, ministre délégué chargé de la réforme de l’État.
Fruit des conclusions des états généraux de l’éducation nationale, de la formation et de la recherche, tenus du 25 au 29 janvier 2024 à Brazzaville, le projet de loi fixant l’organisation du système éducatif a pour vocation de remplacer la loi n°25-95 du 17 novembre 1995 portant réorganisation du système éducatif, laquelle modifiait elle-même la loi scolaire du 6 septembre 1990, devenue obsolète.
S’inscrivant dans la continuité des principes fondamentaux du texte précédent, la nouvelle loi introduit toutefois des innovations majeures, adaptées aux exigences contemporaines de performance et d’inclusion. Parmi les réformes les plus emblématiques, figure la réduction de la durée de l’enseignement primaire, désormais fixée à cinq ans au lieu de six. Cette réorganisation s’accompagne de l’institution d’un cours préparatoire unique (Cp), en remplacement du C.p1 et C.p2 (Cours préparatoire première et deuxième années), conformément à l’article 28 du projet. Le texte innove également en rendant obligatoire l’éducation préscolaire, avec un accent particulier sur la troisième année, afin de mieux préparer l’enfant à l’entrée au C.p (Cours préparatoire). Reste à savoir si en milieu rural, le préscolaire sera aussi bien organisé que dans les centres urbains.
On a introduit un contrôle continu en classe de C.m² (Cours moyen deuxième année), pour mettre fin à l’examen final dont l’organisation et le financement relevaient jusque-là de la Dec (Direction des examens et concours). Une mesure saluée comme un pas vers une évaluation plus équitable et mieux intégrée du parcours scolaire de l’élève. Un nouveau diplôme, le C.e.p (Certificat d’études primaires), sanctionnant la fin des études primaires, remplace le Cepe (Certificat d’études primaires élémentaires). Ainsi, on a:
– un cycle préscolaire de trois ans;
– et un cycle primaire de cinq ans, sanctionné par le C.e.p.
Dans l’enseignement secondaire général, les deux cycles sont maintenus:
– un premier cycle de quatre ans (collège), sanctionné par le B.e.p.c (Brevet d’études du premier cycle);
– et un second cycle de trois ans (lycée), couronné par le baccalauréat.
Les conditions d’accès aux différents cycles demeurent inchangées, garantissant ainsi la cohérence du parcours académique. Soit un total de 15 ans d’études, du préscolaire au secondaire, bouclés à l’âge de 18 ans, la majorité légale.
L’enseignement technique est structuré sur des bases comparables, tandis que le B.t.s (Brevet de technicien supérieur) est consacré comme diplôme d’État. Dans l’enseignement supérieur, le système international L.m.d (Licence-master-doctorat), déjà en vigueur à l’Université Marien Ngouabi, est étendu à l’ensemble des établissements du pays.
Au-delà des aspects pédagogiques, la loi proposée renforce la formation à une citoyenneté responsable, pacifique et patriote, tout en clarifiant les relations de l’État avec les partenaires publics, privés, techniques et financiers. Elle définit également un cadre légal pour les cantines scolaires et consacre la création d’un nouvel organe stratégique: le Haut-conseil de l’éducation nationale, de la formation et de la recherche, placé sous l’autorité du Premier ministre, chef du gouvernement.

Céleste Exaucé SINDOUSSOULOU
(Sur la base du compte-rendu du Conseil des ministres)

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