Elle est définie comme étant «une peur excessive et persistante d’évènements futurs, caractérisée par des pensées négatives (catastrophisation)». C’est une espèce de peur ou de refus du futur, comme par exemple, le déni d’une nouvelle conformité politique, à la suite d’une élection.
C’est ce qui arrive à ces quelques éphémères qui considèrent qu’une échéance politique n’est qu’un non-événement. Comment par exemple, qu’un impératif constitutionnel, qui se tient à date échue, et qui va nécessairement, d’une manière ou d’une autre, impacter la vie nationale, ne puisse être qu’un non-événement?
En politique, rien n’est inintéressant. Parce que derrière tout verbe politique, poétique ou religieux, derrière tout acte politique, il y a toujours la réalité discrète, mais concrète, d’un intérêt. Et, ne pas prendre en compte cette réalité, par une sorte d’anxiété d’anticipation, est en soi une forme de défaite, une manière de se mettre hors-jeu du jeu politique. On ne peut pas prétendre au commandement des éphémères, lorsque l’on pense que certaines échéances constitutionnelles n’ont pas d’impacts sur la vie de la Cité. Une proposition d’un ordre moral et politique ne peut pas un événement banal, quel que soit le jugement de valeur que l’on porte sur cette proposition ou sur ceux qui la porte. Au contraire, il faut tout faire pour vaincre l’anxiété d’anticipation, pour prendre date ou pour prouver dans l’immédiat qu’une autre conformité est possible.
Prométhée


