Le 16 décembre, au Cameroun, s’est certainement joué le sort des Nations de l’Afrique centrale. Il s’est agi tout simplement d’établir, aux yeux des éphémères locaux, que la classe politique africaine est capable d’offrir de l’espérance aux populations de cette sous-région.
Pour ce qui est du Congo, c’est le moment, pour toute sa classe politique dirigeante, de «produire des fruits dignes de la repentance», en couvrant, par un geste patriotique, les 1.474 milliards de francs Cfa que le pays doit rembourser en 2025, à en croire les journaux spécialisés. Il s’agit d’enjoindre à tous ceux qui, d’une manière ou d’une autre, ont puisé dans les caisses de l’Etat ou ont bénéficié d’un enrichissement sans cause, de faire un geste patriotique.
L’on doit bien savoir lire les signes du temps, bien savoir interpréter les signaux que même la nature nous envoie. A quoi sert-il d’accumuler tout seul autant d’argent et voir en même temps ses concitoyens réduits au dernier degré de la misère et de la pauvreté? A quoi sert-il de se proclamer tout haut constructeur, si l’on ne peut, un tant soit peu, apporter le baume de la bienfaisance dans le sein des affligés?
La principale injonction catégorique que le peuple attend, c’est que le maître des paramètres enjoigne à tous ceux-là de rendre au pays ce qu’ils lui ont pris, pour les besoins de la survie collective. Il n’y a pas lieu de se faire des illusions; ce ne sont pas les autres nationalités que certains détiennent qui vont les sauver de l’opprobre, de la honte et de la malédiction ancestrale sur leurs progénitures, s’ils ne comprennent pas l’absolu impératif de refinancer le pays par le rapatriement de l’argent qu’ils détiennent à l’étranger ou sous leurs matelas. D’ailleurs, on n’a jamais vu les puissantes banques étrangères rapatrier l’argent des gouvernants déchus. C’est donc une double faute que de démunir son pays et en même temps de fournir des moyens de paiement aux éphémères d’ailleurs.
L’heure est au patriotisme, au dépassement des égoïsmes individuels, pour redonner vie à la prospérité nationale. L’heure est à la démonstration qu’au seul nom de certains, les éphémères de céans sont convaincus que ceux-là sont ceux de qui le peuple peut obtenir sécurité, développement et bonheur. L’heure est à la démonstration que l’on appartient à la communauté des humanistes.

Prométhée

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