Enseignement général

Enfin, la commission d’agrément des établissements privés de nouveau en session

La Commission d’agrément des établissements privés d’enseignement général, relevant du Ministère de l’enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’alphabétisation, a tenu sa cinquième session ordinaire, du 22 au 23 juillet 2026, à l’amphithéâtre du Lycée de la Révolution, à Ouenzé, le 5ème arrondissement de Brazzaville, alors que la quatrième session s’était tenue en décembre 2023. Il reste à connaître les résultats de l’examen de 1.192 dossiers des établissements privés sollicitant l’agrément, dont 783 pour l’agrément provisoire et 409, l’agrément définitif.

Les travaux de la session ordinaire de la Commission d’agrément des établissements privés d’enseignement général ont été lancés par le ministre de l’enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’alphabétisation, Jean-Luc Mouthou, qui avait à ses côtés l’inspecteur général de l’enseignement général, David Boké et le directeur de l’agrément et du contrôle des établissements privés d’enseignement général, Christian Ngouari Mabiala.
Le secteur privé, partenaire traditionnel du secteur public de l’enseignement général depuis les années 1990, absorbe une part importante des apprenants, surtout avec l’agrandissement des villes congolaises. Les statistiques du P.a.s.e.c (Programme d’analyse des systèmes éducatifs de la Confemen) 2022 font état de 41% des élèves fréquentant le secteur privé contre 59% au public. Ce qui traduit la place qu’occupe le secteur privé dans l’univers de l’école congolaise. Mais,  sa participation à l’éducation des jeunes doit se faire dans le respect des critères. Les promoteurs des écoles privées le savent. C’est l’intérêt de la tenue régulière des commissions d’agrément, pour lutter contre l’anarchie qui affecte parfois le système éducatif national, comme l’a souligné Christian Ngouari Mabiala, dans son mot de circonstance.
Photo de famille des membres de la Commission d’agrément autour du ministre Jean-Luc Mouthou
Pour le ministre Jean-Luc Mouthou, la commission d’agrément est un instrument majeur de régulation du secteur de l’éducation nationale. Elle délivre l’autorisation d’exercer aux établissements privés répondant aux normes légales pédagogiques et administratives. «Votre responsabilité est donc particulièrement importante, car vos discussions engagent l’avenir de milliers d’élèves et participent à la crédibilité de l’ensemble de notre système éducatif», a-t-il indiqué dans son allocution.
Selon lui, le Ministère de l’enseignement s’emploie à rendre plus performant le secteur privé de l’enseignement général. «Son essor contribue à répondre à une demande scolaire croissante et participe utilement à l’élargissement de l’offre éducative», a dit Jean-Luc Mouthou, en invitant les commissaires et autres personnes ressources à examiner les dossiers avec «la plus grande objectivité, dans le respect des textes en vigueur. La qualité de notre école ne saurait souffrir d’aucune complaisance», a-t-il averti.
A rappeler que la quatrième session avait eu lieu en 2023. Après une période de silence de deux ans, la relance des sessions de la commission d’agrément fera qu’à partir de 2028, les inscriptions des candidats aux examens d’Etat se feront uniquement par la présentation de l’agrément provisoire ou définitif. «Seuls les établissements agréés auront le privilège de continuer à fonctionner», a fait savoir le directeur de l’agrément et de contrôle des établissements privés d’enseignement général. Urbain NZABANI

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