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Musique: Samba Mascott, un artiste qui a su se distinguer par son élégance et son style

Musique

Samba Mascott, un artiste qui a su se distinguer par son élégance et son style

Parmi les grands noms qui ont fait les beaux temps de la musique congolaise et marqué de nombreux mélomanes au Congo, figure l’artiste musicien Joseph Samba-Mayanguila dit Samba Mascott ou Sammy Mascott. Né le 15 août 1941, à Loumou, dans le Département du Pool,  et décédé le 10 avril 1991, à Paris, en France, Joseph Samba-Mayanguila débute sa carrière musicale en 1961, dans le groupe Jazz Rina. Il adhère, ensuite, à l’Orchestre Novelty, avant de rejoindre Les Bantous de la capitale, en 1964. Très doué,  Samba Mascott a su créer un langage qui s’est révélé impressionnant, par son élégance et son style. Pour les 32 ans de sa disparition, notre rédaction s’est entretenue avec son fils, Yvon Josammy Samba Ganga, résidant à San Diego, aux Etats-Unis, pour ressortir au grand jour la mémoire de cet artiste-musicien qui a marqué son époque. Interview!

* Pouvez-vous vous présentez à nos lecteurs?
** Je m’appelle Yvon Josammy Samba Ganga, l’un des fils de l’artiste musicien congolais, Joseph Samba-Mayanguila dit Sammy Mascott. Je suis un scientifique, écrivain et chercheur américain d’origine congolaise. Mes travaux m’ont permis de décrocher cinq brevets dont quatre américains et autre international dénommé P.c.t, qui est valable au Canada, en Australie et aux Etats-Unis. J’ai publié un livre en thermodynamique intitulé «Planète Mostini, la technologie Josammy au service du monde entier». Celui-ci a été classé parmi les meilleures ventes en ligne aux Etats-Unis. Dans cet ouvrage, j’ai expliqué les énigmes scientifiques et la réactivité de l’univers.
L’artiste musicien Samba Mascott
Yvon Josammy Samba Ganga
* Quel souvenir gardez-vous de votre défunt père, par rapport à sa carrière d’artiste-musicien?
** Quand j’évoque la carrière musicale de mon défunt père, je vois la gloire. Une célébrité qui est liée à un événement qui a vraiment marqué l’histoire de notre pays. Il s’agit de la Can (Coupe d’Afrique des Nations) qui s’est déroulée en 1972, à Yaoundé, au Cameroun, et dont le Congo est vainqueur. Après le sacre des Diables-Rouges, mon défunt père et son orchestre, Les Bantous de la capitale, avait sorti une chanson intitulée «Sammy Na Cathy», pour célébrer le triomphe de notre équipe nationale. Il y avait également la chanson «Marie Jeanne», qui est aujourd’hui attachée à la victoire des Diables-Rouges à la Can Yaoundé 72. Ces compositions ont connu un grand succès. C’est un moment qu’on ne peut jamais oublier. Vraiment c’est un grand souvenir.
* Selon vous, la musique a pu permettre à votre père de gagner sa vie, de nourrir sa famille, élever ses enfants ou faisait-il autre chose, pour joindre les deux bouts du mois comme on dit?
** La musique a beaucoup contribué dans la vie de mon défunt père, notamment dans ses réalisations et ses activités. Ces titres à succès lui ont beaucoup rapportés. A l’époque, Sammy Mascott avait un hôtel qu’on appelait Le Triangle. En dehors de la musique, c’était un entrepreneur. Il avait beaucoup de biens. Je me souviens, il avait un service qui faisait l’entretien des infrastructures gouvernementales. La musique lui avait apporté les moyens nécessaires pour entreprendre. Il travaillait dur. On peut dire que c’était l’un des musiciens les plus riches de son époque.
* Y a-t-il des enfants qui ont suivi le chemin de votre père, en devenant artiste musicien?
** Non! Il n’y en a pas. Je pense que l’Orchestre Les Bantous de la capitale avait un règlement. Ils aimaient beaucoup la culture et la science. Pour comprendre cela, il suffit de revenir sur la chanson de Jean Serge Essou, la célèbre «Philosophie, c’est ça la vie». Mon défunt père m’encourageait beaucoup à la recherche et à la lecture. Il ne mettait pas l’accent sur la musique. Il était attaché à tout cela. Il voulait qu’on fasse des recherches, pour transformer le monde. C’est ça l’esprit de Sammy Mascott.
* Cela fait 32 ans, cette année, depuis que votre père a quitté cette terre, en avril 1991. Que pouvez-vous faire pour continuer à faire connaître sa mémoire d’artiste dans le monde de la musique congolaise? Par exemple regrouper ses œuvres et les rééditer?
** J’avais créé un programme dénommé Fissicola, qui vise à promouvoir la culture africaine et encourager la recherche sur le continent. Concernant mon défunt père, je compte organiser un méga concert à Brazzaville, pour lui rendre hommage. On envisage de remixer ses chansons. Pour les 32 ans de sa mort, nous allons organiser une messe d’action de grâces, en sa mémoire, samedi 22 avril 2023, à la Cathédrale Sacré-Cœur de Brazzaville. Ensuite, nous déposerons une gerbe de fleurs sur sa tombe. Par la suite, un concert sera animé par les Bantous de la capitale.
Propos recueillis par Roland KOULOUNGOU

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