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jeudi 18 juillet 2024 | 21:34
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Alkebulan, mère de l’humanité ou l’Afrique, le berceau de l’humanité

Selon la théorie de l’évolution, les premiers hominidés, ancêtres des êtres humains modernes, sont apparus en Afrique il y a des millions d’années. L’homo sapiens, espèce à laquelle nous appartenons, a émergé dans le même continent il y a 200.000 ans, faisant ainsi de l’Afrique le berceau de l’humanité. Au fil des siècles, les découvertes archéologiques, fossiles et preuves génétiques, ont permis d’affirmer que nos ancêtres directs vivaient en Afrique avant de se répandre sur d’autres continents.

Au vu de ces faits, souvent contestés, il est important de s’intéresser de plus près à l’origine même de l’Afrique, le continent de «l’homme qui sait».

Il était une fois, l’Afrique…

Le terme «Afrique» a des origines anciennes, dont l’étymologie est liée à l’histoire de la région. Bien que l’origine du mot ne soit pas complètement certaine, il est généralement accepté qu’il dérive du mot latin «afer» qui était utilisé pour désigner les habitants de l’Afrique du Nord. En effet, le mot «Africa» aurait des racines berbères ou puniques, des langues parlées dans la région à l’époque. Les romains ont adopté cette appellation pour désigner la province romaine d’Afrique qui englobait non seulement la Tunisie, mais aussi des parties de l’Algérie et de la Libye actuelles. Cependant, le nom «Afrique», tel que nous le connaissons aujourd’hui, s’est développé au fil du temps.
Le terme «Afrique» a une origine ancienne et complexe. Certains chercheurs pensent que le nom «Afrique» pourrait être dérivé du mot berbère «Afer» ou «Ifri» qui signifie «caverne» ou «grotte». Les grottes étaient nombreuses dans cette zone et pourraient avoir donné son nom à la région. En réalité, la région a une histoire riche et complexe, avec de nombreuses influences culturelles au fil des siècles. Ce qui rend l’origine du nom «Afrique» sujette à des interprétations diverses.

L’origine d’Alkebulan

L’origine du mot «Alkebulan» est attribuée à des sources culturelles africaines, et certains estiment qu’il aurait des liens avec des langues et des traditions spécifiques.
Dans son ouvrage «Kemetic History of Africa», Cheikh Anta Diop affirme que Alkebulan est le plus ancien et le seul mot d’origine autochtone qui était utilisé par les Maures, les Nubiens, les Numides, les Khart-Haddans (Carthageniens) et les Ethiopiens.
Dans ce même ouvrage précité, le prof Anta Diop démontre, par la même occasion, la corrélation qui a existé entre les Etats d’Afrique de l’Ouest tels que le Nigéria, le Togo, le Bénin, le Ghana, le Sénégal, la Gambie, la Guinée, le Mali, le Burkina Faso, la Mauritanie, le Soudan, entre autres et l’ancien Kemet qui est aujourd’hui l’actuel Egypte. Cette thèse a, également, été soutenu par le prêtre et historien nigérian, Samuel Johnson, pour qui les Etats d’Afrique de l’Ouest sont originaires du Kemet. Ce dernier a étudié l’origine des Yorubas dans son manuscrit qui s’intitule: «L’histoire des Yorubas des premiers temps au début du protectorat britannique».
Ainsi, l’origine du terme «Afrique» diffère selon les régions et interprètes. Cependant, dans une étude menée par Cheikh Anta Diop, l’Afrique n’est pas le nom initial du continent, mais plutôt, «Alkebulan, Alkebu-Lan». Ce qui signifie: «Mère de l’humanité», «le jardin d’Eden».

Un Jardin d’Eden…

Considéré comme un havre de paix dans les religions monothéistes, le Jardin d’Eden serait un lieu abondamment riche où toutes les espèces vivraient en parfaite harmonie.
Si nous faisons un parallèle avec le monde actuel, Alkebulan, soit l’Afrique (telle qu’elle existe de nos jours), semble correspondre à ce lieu, au regard de toutes les richesses dont elle dispose. En effet, le continent africain a toujours regorgé de trésors. Il détient, à lui seul, plus de la moitié des rares minerais au monde et une abondante richesse en ressources naturelles renouvelables et non renouvelables.
Entre richesse et conflits

Si les Africains sont conscients que leur sous-sol regorge de richesses, les Occidentaux, quant à eux, n’en diront pas le contraire. Certes, l’Afrique est l’un des continents les plus riches de la planète, mais que représente cette richesse pour cette population qui vit sous le seuil de l’extrême pauvreté, avec 1,90 dollar par jour? En plus de la misère, le continent est également le théâtre de nombreux conflits et guerres. De surcroît, avec tous les changements qui s’opèrent à une vitesse inimaginable, l’Afrique est redevenue une zone de convoitise qui attire toutes les grandes puissances.
Incontestablement, le continent est confronté à de nombreuses sources de conflits qui contribuent à l’instabilité régionale et nationale. En effet, entre autres, la province de Kivu (République Démocratique du Congo) est en guerre depuis près de deux décennies. Riche en ressources naturelles précieuses telles que l’or, le gaz, le coltan et le pétrole, la lutte pour le contrôle et l’exploitation de ses ressources a été un facteur clé du conflit, avec divers groupes armés cherchant à en tirer profit notamment, l’implication de pays voisins comme le Rwanda et l’Ouganda.
Ces deux pays ont soutenu des groupes rebelles dans le but de protéger leurs propres intérêts politiques et économiques. Il est important de préciser que la province renferme, à elle seule, près de 80% des réserves de coltan, un minerai utilisé dans la fabrication des téléphones portables, ordinateurs et autres objets électroniques.
Bien que le conflit ait débuté en 1996, la Province du Kivu a été mise sous les feux de la rampe au cours de la 34ème Coupe d’Afrique des Nations (Can) en Côte d’Ivoire. L’équipe nationale de la RD Congo, «Les Léopards» a choisi le passage de l’hymne national, pour dénoncer deux faits majeurs, à savoir: les crimes perpétrés dans le Nord-Kivu et le mutisme de la communauté internationale. En quelques secondes, ils ont surfé sur le domaine politique qui a pour toile de fond, des enjeux géostratégiques, géoéconomiques et géopolitiques en reprenant ce geste symbolique qui a été largement médiatisé. (A suivre).

Lydie-Patricia ONDZIET

Présidente de Renaissance Alkebulan;
Membre de l’Association Panafricaine d’Aquitaine;
Membre des Associations féminines de Développement.

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