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vendredi 12 juillet 2024 | 18:36
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Institutions comme vertus partagées

Est-ce l’effet de la fête? C’est possible, puisqu’à défaut de réfléchir sur les droits des femmes, la journée a été plutôt festive. La suite, c’est la muse qui fait défaut à Prométhée, pour une nouvelle étape. Alors, il prend un livre au hasard et tombe sur ceci : «Mais, pour être opératif, le charisme de l’Etat doit être incarné; par des institutions, des organes et des hommes orientés progrès. Ce sont ces trois leviers qui transforment la représentation symbolique de l’Etat en force, c’est-à-dire en puissance d’actions transformatrices. North définit les institutions comme étant «les règles du jeu dans une société, ou plus formellement, ce sont les contraintes humainement conçues qui déterminent les interactions humaines. Par conséquent, les institutions structurent les incitations dans les échanges humains, aussi bien dans le domaine politique, économique et social. Par ailleurs, les institutions ont pour nature de réduire l’incertitude dans la vie de tous les jours». Il s’agit, sur le plan formel, «des contrats, règles politiques, juridiques et économiques écrits, explicites et dont l’exécution devrait être assurée par une entité, généralement l’Etat ou ses administrations». Il s’agit notamment de la garantie des droits de propriété, du bon fonctionnement des mécanismes du marché, de la sécurité des échanges, du respect du droit, de l’autorité de l’État, de l’intégrité des administrations, des mécanismes de représentation populaire, des comportements civiques, du degré de confiance et de l’éthique. S’ajoutent à cela les institutions informelles telles que les normes comportementales et les règles de la coutume».
On se pose des questions sur le mal africain. On s’interroge sur l’incapacité de l’Afrique à surmonter les principaux défis à son émergence. Depuis plus de 60 ans, aucun progrès significatif n’a été réalisé; au contraire, on recule sur certains acquis des indépendances. L’une des explications réside dans le grand écart institutionnel entre ce qui se fait et ce qui devrait être fait. Tant que l’Afrique ne donnera pas de sens aux institutions telles que décrites plus haut, elle ne saura prétendre au développement.
Dans les pays où les règles politiques ne sont pas respectées, où les contrats n’engagent que ceux qui y croient, où l’intégrité de l’administration est une chimère, où l’impunité est érigée en dogme et où l’éthique a longtemps disparu, il n’y a aucun espoir de réaliser le saut qualitatif, d’effectuer la transition vers le développement. Lorsque la croyance aux institutions n’est pas la vertu la plus partagée, il est illusoire de penser pouvoir construire un avenir meilleur par accrétion des politiques économiques.

Prométhée

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