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8 mars, journée internationale des droits des femmes : La place de la femme dans l’industrie numérique, pour un monde plus égalitaire

Cela fait 46 ans, jour pour jour, que les Nations unies ont décrété le 8 mars Journée internationale de la Femme. Le thème de cette année s’intitule «pour un monde digital inclusif: Innovation et technologie pour l’égalité des sexes». L’inclusion numérique est un enjeu majeur dans un monde de plus en plus digitalisé. En effet, ce monde digital en constante évolution est dominé par des entrepreneurs qui ont révolutionné l’industrie numérique et ont transformé la façon dont nous interagissons avec la technologie.

Rebecca Enonchong
Rebecca Enonchong

Les noms les plus connus incluent des fondateurs tels que Elon Musk (SpaceX, Telsa et Neuralink), Jeff Bezos (Amazon), Mark Zuckerberg (Facebook), Jack Ma (Alibaba group) et Sundar Pichai (Google) pour ne citer que quelques exemples. Cependant, malgré le succès de ces entrepreneurs, cette industrie est largement dominée par les hommes. Il est, donc, important de se pencher sur les raisons de cette inégalité et d’explorer les efforts en cours, pour promouvoir l’égalité des sexes dans ladite industrie.
L’inégalité homme-femme dans ce domaine est mise en évidence par les stéréotypes de genre associés à la technologie et à l’informatique, les biais de recrutement, la discrimination salariale, la culture d’entreprise compétitive et le manque de modèle féminin en vue. Ainsi, ces facteurs peuvent dissuader les femmes de poursuivre une carrière dans cette branche et contribuer à la sous-représentation des femmes dans l’industrie numérique.
Dans un monde où les technologies numériques sont omniprésentes, il est crucial de s’assurer que tous les groupes, y compris les femmes, aient accès aux opportunités offertes par cette révolution technologique. Un monde digital inclusif implique la création d’environnements innovants qui permettent une utilisation équitable et égale des technologies pour tous les genres. Cela nécessite de briser les barrières d’accès et d’alphabétisation numérique, ainsi que de garantir l’égalité de chance en matière d’éducation et de formation aux technologies numériques.

La professeure Francine Ntoumi se bat pour favoriser l’accès des filles aux carrières scientifiques.
La professeure Francine Ntoumi se bat pour favoriser l’accès des filles aux carrières scientifiques.

En rendant l’innovation et la technologie accessibles à toutes les personnes, indépendamment de leur sexe, cela peut encourager la participation active des femmes à la vie économique, sociale et politique de nos sociétés, à l’accès plus facilement aux soins de santé, en leur offrant une plus grande liberté de choix, en réduisant les disparités salariales. Cela ouvre la voie à un monde plus égalitaire, où toutes les voix sont entendues et toutes les contributions sont valorisées.
Il est important de prendre des mesures pour atténuer ces obstacles et encourager davantage de femmes à s’engager dans les métiers du numérique, afin de renforcer la diversité et l’inclusion dans l’industrie et d’assurer que les bénéfices de la technologie soient accessibles à tous, indépendamment du genre. De nombreuses entreprises ont commencé à mettre en place des programmes visant à promouvoir l’égalité des sexes dans ce domaine, tels que des initiatives de recrutement de femmes et des programmes de mentorat pour les femmes travaillant dans cette branche.
En outre, de nombreuses organisations ont été créées pour aider à combler l’écart de genre dans l’industrie numérique. Par exemple, Girls Who Code est une organisation à but non lucratif qui vise à encourager les filles à poursuivre des carrières dans la technologie et à fournir des compétences en programmation et en informatique. Il y a, également, des groupes de femmes dans ce secteur qui fournissent un soutien et des ressources aux femmes travaillant dans le domaine.

Lydie Patricia Ondziet.
Lydie Patricia Ondziet.

Toutefois, il y a quand même, malgré tout, des femmes entrepreneures qui sont très connues dans le monde du digital, telles que Sheryl Sandberg, Susan Wojcicki, Safra A. Catz, pour ne citer que celles-ci en Occident. De plus, ces femmes ont eu un impact significatif sur l’industrie numérique, en devenant des leaders dans leurs entreprises respectives. Ensuite, elles ont travaillé pour rendre ce secteur d’activités plus inclusif.
Quant à l’Afrique, elle n’est pas non plus restée en marge. Elle a, également, des femmes entrepreneures talentueuses et inspirantes dans le monde du digital, telles que Rebecca Enonchong (Cameroun), Clarisse Iribagiza (Rwanda), Ory Okolloh (Kenya), Juliet Ehimuan (Nigéria), Funke opeke (Nigéria). Ces femmes entrepreneures ont, toutes, apporté des contributions importantes à l’industrie numérique en Afrique.
En réalité, toutes ces femmes entrepreneures aussi bien en Occident qu’en Afrique sont de véritables sources d’inspiration pour toutes celles qui veulent poursuivre des carrières dans ce domaine passionnant et en constante évolution. Tout porte à croire, aujourd’hui, que l’industrie numérique figure parmi les métiers d’avenir. Il s’agit, à cet effet, de vulgariser ces différentes professions liées au monde digital inclusif, qui visent à rendre les technologies de l’information et de la communication accessibles à tous, y compris aux personnes en situation de handicap.
Ces métiers incluent le développement d’applications accessibles, la spécialisation de l’accessibilité numérique, la conception d’interface utilisateur accessible, le test d’accessibilité et le conseil en accessibilité numérique. Ces activités sont, également, importantes, pour favoriser l’inclusion et la diversité dans notre société numérique. Cependant, des progrès sont en cours, grâce aux initiatives des entreprises, des organisations et des groupes de femmes, pour atténuer ces obstacles et encourager davantage de femmes à poursuivre des carrières dans le numérique.
Ce travail devrait se poursuivre, afin de promouvoir l’égalité des sexes dans l’industrie, de garantir la possibilité à tout le monde de bénéficier des avancées technologiques et contribuer ainsi à leur développement. Nonobstant le manque de visibilité de la femme dans l’industrie numérique, la génération Z féminine pourrait, à cet effet, changer la donne, en s’investissant dans la conception, afin de se hisser en tête du hit-parade.

Lydie-Patricia ONDZIET
Présidente de l’Association
la Trinité;
Présidente de Renaissance Alkebulan;
Membre de l’Association panafricaine d’Aquitaine;
Membre de la Plateforme des Associations féminines de Développement.

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