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Ministère des petites et moyennes entreprises, de l’artisanat et du secteur informel : «Les vendredis de l’entreprise» ou le dialogue permanent avec les entrepreneurs

Quelque chose bouge au Ministère des petites et moyennes entreprises, de l’artisanat et du secteur Informel où l’esprit créatif de la ministre Jacqueline Lydia Mikolo a pensé à la mise en place d’un cadre d’échange permanent entre l’État et le privé national. Ce cadre de travail s’intitule: «Les vendredis de l’entreprise». La première édition a levé les rideaux le vendredi 28 avril 2023, à l’Hôtel Ledger (ex-Méridien), au centre-ville de Brazzaville. Placée sous le patronage de la ministre en personne, elle a connu la participation du gotha entrepreneurial congolais et d’une bonne brochette d’intellectuels et cadres des ministères transversaux comme les finances, l’énergie, les Zones économiques spéciales, le commerce, le plan, l’agriculture… Il a été noté aussi la présence appréciée de quelques parlementaires parmi lesquels le sénateur Bernard Mbatchi, les anciens députés Hyacinthe Ingani et Sylvestre Ossiala qui se sont faits remarquer par leurs interventions.

La ministre Mikolo a elle-même animé les échanges.
La ministre Mikolo a elle-même animé les échanges.

Le premier thème des «Vendredis de l’entreprise» a porté sur «l’état des lieux de l’entreprise au Congo, au travers du nombre d’entreprises créées annuellement ou ayant déposé les bilans». La démarche retenue a consisté en des interventions des participants, entrecoupées des réactions ou éclaircissements de Madame la ministre.
C’est ainsi qu’elle a annoncé le dynamisme retrouvé dans la création des entreprises au Congo, grâce notamment à la facilité dans leur création, la mise en œuvre du mécanisme de soutien financier offert par l’État à travers le Figa (Fonds d’impulsion, de garantie et d’accompagnement).
Les interventions ont porté sur les témoignages des réussites enregistrées et l’aide effective apportée par l’État qui s’est avérée importante, décisive et productive. Des notes particulières ont été donnée aux jeunes comme Madzou, Honkassa, Ernest, Christine Makani, Jean Pi et son groupe, etc. Les responsables des P.m.e se sont plaints du déficit de main d’œuvre qualifiée, des abus de la parafiscalité et de quelques tracasseries administratives, fiscales et douanières, nonobstant les progrès de la C.f.e (Centre de formalité des entreprises).
En réaction, Madame la ministre a donné la parole à ses directeurs généraux dont le directeur général des P.m.e qui a été la cheville ouvrière administrative et organisationnelle de la rencontre. Tous ces cadres ont insisté sur le dynamisme retrouvé au Ministère des P.m.e, grâce au management rigoureux de leur chef, Madame la ministre Jacqueline Lydia Mikolo, et aux orientations claires et précises du Président de la République, Denis Sassou-Nguesso.
Bernard Mbatchi a relevé le rôle que peuvent jouer les P.m.e dans le rapport au pays pour les jeunes qui, faute d’emplois, risquent leur vie dans la traversée de la Méditerranée, pour chercher à gagner l’Europe considérée comme l’eldorado. Il a encouragé la ministre des P.m.e dans la poursuite et la pérennisation de cette initiative louable de dialogue avec ceux qui entreprennent.
Très impliqué dans le milieu pharmaceutique d’affaires, Hyacinthe Ingani a, quant à lui, suggéré au Ministère des P.m.e de s’employer dans la formation. Comparativement aux autres pays de la Cemac, a-t-il déclaré, le Congo a encore beaucoup d’efforts à faire dans le domaine de la formation qualifiante.
Sylvestre Ossiala est intervenu en sa qualité d’expert pétrolier pour dire que le Congo produit du pétrole depuis le 1er octobre 1957, grâce au Champ de la Pointe indienne. Force est de constater qu’après 66 ans de production pétrolière, le développement et le bonheur ne sont pas au rendez-vous. Le Congo doit se donner le pouvoir et il en a les moyens, de créer l’exploit «de sortir des secteurs du sous-sol, pour aller vers les secteurs du sol et investir les secteurs de l’esprit». Pour atteindre ces objectifs appelés de tous les vœux, il a déclaré que la voie passe par la diversification de notre économie, dont le principal levier est l’industrialisation. Or, l’industrialisation est du domaine de l’artisanat, car «toute industrie est fille de l’artisanat qui en est la matrice génératrice». Le pétrole dont nous disposons doit pouvoir financer cette industrialisation et, partant, cette diversification qui place le pays à l’abri des caprices des cours du pétrole.
Ceci est d’autant plus urgent que nous sommes à la porte de la Zlecaf (Zone de libre-échange continentale africaine), comme le rappelle le Chef de l’État. A ce propos, l’expert a conclu qu’il nous faut aimer et soutenir nos artisans et nos P.m.e, principaux acteurs de l’industrialisation endogène, afin d’intervenir efficacement dans la Zlecaf. Il avertit que les ratés de la Zlecaf exposeront le «pays à être mangé par les poux, après avoir été longtemps mangé par les loups».
Bertrand Bokassa, directeur général des Z.e.s, a appelé à la création des joint-ventures avec les I.d.e dans les Z.e.s. Il a déploré le manque d’enthousiasme et de présence du privé national dans les Z.e.s, notamment celles de Pointe-Noire et d’Ignié qui sont en pleine viabilisation, grâce à leurs développeurs, les sociétés Arise et Macefield. Les Z.e.s méritent d’être connues et fréquentées par les Congolais, a-t-il martelé. Car, elles sont des espaces privilégiés, avec un climat des affaires assaini où les P.m.e peuvent s’exprimer et créer des biens manufacturés à mettre sur le marché africain, grâce à la Zlecaf.
Au terme de ces échanges fructueux, la première édition des «Vendredis de l’entreprise» a vécu et tiré les rideaux par le mot de conclusion de Madame la ministre des P.m.e qui a promis les travailler, pour les soumettre au gouvernement où la volonté claire du Président de la République et la disponibilité exaltante du Premier ministre leur donneront une matérialisation et un horizon africain concret. La deuxième édition est prévue dans un mois, avec un thème à définir. Certains souhaitent celui de la Zlecaf, qui nous fait courir le «risque d’être mangés par les poux, après avoir été longtemps mangés par les loups», comme l’a dit Sylvestre Ossiala.

Martin
BALOUATA-MALEKA

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