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Assemblée nationale: le député Aimé Hydevert Mouagni placé en détention à la C.i.d

Assemblée nationale

Le député Aimé Hydevert Mouagni placé en détention à la C.i.d

Député de la majorité présidentielle élu dans la première circonscription de Moungali, le quatrième arrondissement de Brazzaville, et président du C.p.r (Club perspectives et réalité), Aimé Hydevert Mouagni, membre de la Commission défense et sécurité de l’Assemblée nationale, a été interpellé à son domicile, le vendredi 22 mars 2024, aux alentours de 20h, par des éléments de la C.i.d (Centrale d’intelligence et de documentation) et placé en garde-à-vue. La nouvelle de son arrestation à Brazzaville n’a été jusque-là confirmée par aucune source officielle, mais les témoignages sont concordants pour l’affirmer.

Il y a quelques jours, la rédaction de L’Horizon Africain affirmait que le député Aimé Hydevert Mouagni était dans le viseur de la C.i.d. La division des investigations de cette centrale de renseignements avait fini par le convoquer le 12 mars dernier, pour l’auditionner, après un premier rendez-vous manqué. Comme on le sait, il lui est reproché la diffusion, dans les réseaux sociaux, d’une conversation téléphonique dans laquelle il s’en prend, entre autres, dans un langage vulgaire, au ministre de l’intérieur, de la décentralisation et du développement local, Raymond Zéphirin Mboulou, au commandant des forces de police, le général de police de deuxième classe Jean-François Ndengué, tout en faisant des révélations sur les conditions ayant permis le retour du Président Denis Sassou-Nguesso au pouvoir, en parlant des actes d’insécurité fomentés sous le mandat du Président Pascal Lissouba, pour dresser l’opinion nationale contre son régime. Il justifiait ses propos en disant qu’il ne faisait que dire la vérité.
Le député Aimé Hydevert Mouagni placé en garde-à-vue
Sauf qu’en tant qu’élu du peuple et membre de la Commission défense et sécurité de l’assemblée nationale, ses propos prêtent à diffamation à l’égard des personnalités citées et peuvent être considérés comme une atteinte à la sûreté de l’Etat, parlant de l’insécurité publique comme moyen de créer les conditions d’accession au pouvoir. D’où sa première audition par les limiers de la C.i.d, le 12 mars dernier.
Mais, pour ce qui est de son arrestation, l’indignation est grande au sein de l’opinion nationale de voir qu’un élu du peuple, qui est pourtant protégé par l’immunité parlementaire, soit arrêté chez lui, en pleine nuit et placé en détention comme un vulgaire malfrat. Surtout qu’aucune déclaration officielle n’a expliqué le motif de cette arrestation. L’on ne comprend pas que dans son cas, la loi ne soit pas respectée, alors qu’il appartient à une institution qui vote les lois.
Il se dit que le bureau de l’assemblée nationale aurait été tenu informé de la procédure visant l’élu de Moungali. Mais, est-ce suffisant pour opérer son arrestation en pleine nuit? Par ailleurs, comment pourra-t-il être présenté à la Commission d’instruction de la Haute cour de justice, si jamais son immunité parlementaire n’est pas levée?
Comment la Haute cour de justice, qui a pour missions, entre autres, de juger les hauts dignitaires de l’Etat soupçonnés d’avoir commis des délits ou infractions pénales, va-t-elle considérer les conditions de son arrestation qui ne semblent pas conformes aux lois de la République? Comment l’assemblée nationale va-t-elle réagir à cette actualité? Autant de questions sur lesquelles on ne devrait pas tarder d’avoir des réponses. En attendant, le député Mouagni est privé de liberté. En attente de son procès?
Urbain NZABANI

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