La République Démocratique du Congo a relevé le défi d’organiser, mercredi 20 décembre 2023, ses élections générales, regroupant la présidentielle, les législatives, les provinciales et les communales, avec un corps électoral de près de 44 millions d’électeurs inscrits dans tout le pays, grand comme 2,3 millions de kilomètres-carrés, sauf dans certaines zones des régions du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, en raison des violences armées, plus de 75 mille bureaux de vote et plus de 100 mille candidats à gérer dans l’ensemble des scrutins dont 19 pour l’élection présidentielle. Il faut dire que le suspense était grand sur l’organisation du scrutin.
En charge des opérations de vote, la Ceni (Commission électorale nationale indépendante) a utilisé des appareils électroniques, baptisés Dev (Dispositif électronique de vote), anciennement appelés «machines à voter». Le vote était semi-électronique, combinant le vote électronique avec un dépouillement manuel, pour assurer la crédibilité du processus, selon les responsables de la Ceni.
La campagne s’est étalée sur un mois dans un climat de vive tension, avant le vote. Il y a eu même des meurtres, notamment deux candidats aux législatives tués par balle, à l’Est du pays. Le Président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo est allé à la conquête d’un deuxième et dernier mandat de cinq ans. Il a menacé d’entrer en guerre contre le Rwanda, accusé de soutenir le M23 et la nouvelle coalition politico-militaire, Alliance Fleuve Congo, lancée par Corneille Nangaa, depuis Naïrobi, au Kenya.
Quoiqu’éclatée, l’opposition politique entendait lui barrer la route, avec les deux candidats que sont Moïse Katumbi et Martin Fayulu Madidi. Ce sont les principaux rivaux du Président sortant. Martin Fayulu se considère toujours comme «le vainqueur légitime» de la présidentielle de 2018. Prix Nobel de la paix en 2018 pour son travail auprès des survivantes de viols, Denis Mukwegue, venu de la société civile, est la grande surprise de ce scrutin. Jusqu’où pourra-t-il aller?
La commission de l’Union africaine a envoyé une mission d’observation électorale qui reste en RD Congo du 13 au 26 décembre 2023. L’Union européenne a annulé, pour des raisons techniques, la mission d’observation qu’elle s’apprêtait à déployer aussi dans le pays. Les Eglises catholique et évangélique se sont mises ensemble pour déployer une importante mission d’observation électorale de plus de 25 mille volontaires. De même, des organisations de la société civile se sont organisées pour prendre part à l’observation électorale.
Le dépouillement a commencé après la fermeture des bureaux de vote et les résultats officiels provisoires sont attendus le 31 décembre, tandis que le prochain Chef de l’Etat prêtera serment le 24 janvier, pour un mandat de 5 ans. C’était un grand défi que l’organisation de ces élections. Les tendances donnent déjà le Président sortant, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, largement vainqueur. Reste à savoir comment l’opposition réagira, si cette tendance est confirmée par les résultats officiels.

L’HORIZON AFRICAIN

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